Tu n’as pas besoin d’une nouvelle toi

Publié le 19 janvier 2026
7 min de lecture

Arrête de te maltraiter - Comment te soutenir quand tu te sens à plat

Quand tu te sens à plat, arrête de te maltraiter

Combien de fois tu t’es dit : “Allez, cette année je change” ?
Combien de fois tu as essayé de devenir quelqu’un de complètement différent… pour finalement lâcher, te sentir nulle, et recommencer plus tard ?

Petit secret : tu n’as pas besoin d’une nouvelle toi.
La vraie toi — celle enterrée sous le doute, sous les histoires que tu te racontes, sous la fatigue — a toujours été suffisante.

Le problème n’a jamais été qui tu es.
Le problème, c’est que tu essayes de te changer… au lieu de construire à partir de ce qui marche déjà chez toi.

Et si, au lieu de te refaire de A à Z, tu apprenais à écouter ce que ton corps vit vraiment dans ces périodes où tout devient lourd ?

Dans cet article, on va voir 3 choses :

  • pourquoi certaines périodes te mettent à plat (et pourquoi ce n’est pas un manque de volonté),
  • comment décoder ton corps au lieu de te juger,
  • et un plan clair en 5 étapes pour te soutenir — sans te brusquer.

Quand tu vas “moins bien”, ça ne se voit pas toujours

Il y a des moments dans l’année, ou dans une vie, où l’énergie baisse.
Parfois c’est l’hiver, parfois c’est après un choc, une surcharge, un trop-plein, une période de stress… parfois c’est juste “un creux”.

Et ce qui est violent, c’est que souvent, de l’extérieur, ça ne se voit pas.

Tu fais “comme si”. Mais à l’intérieur :

  • tu procrastines sur des trucs simples
  • tu culpabilises
  • tu t’isoles
  • tu te dis : “je suis en train de rater un truc”

Et tu sais quoi ? Tu n’es pas seule. Ce mécanisme est humain.

Et en plus de ça… ton corps te parle.
Et souvent, on ne sait pas l’écouter.

Ton corps te parle (et personne ne t’a appris à l’écouter)

Je veux qu’on parle de signaux très concrets, parce que ton corps parle une langue que personne ne t’a apprise :

  • ces petites décharges électriques que tu peux sentir parfois
  • ce moment où le cœur ou le corps se serre
  • la gorge qui se noue, le ventre qui se contracte
  • cette sensation de “trop plein” ou de “vide”

Moi j’appelle ça : la météo intérieure.
Le corps ne fait pas ça pour te saboter.
Il te donne une info. Il te dit : “là, quelque chose est trop… ou pas assez”.

Important (sécurité)

Si tu as une douleur thoracique intense, un essoufflement inhabituel, un malaise, des palpitations fortes, ou si tu t’inquiètes : consulte.
Ici, je parle des signaux fréquents liés au stress, à la fatigue, au système nerveux — pas de ce qui nécessite un avis médical.

Pourquoi ton corps réagit comme ça

Quand tu traverses une période difficile, ton système nerveux peut passer en mode alerte.

Et quand il est en alerte, il envoie des messages corporels.

Le serrement (cœur, poitrine, ventre) peut être un signal comme :

  • “je suis sous pression”
  • “je retiens quelque chose”
  • “je ne me sens pas en sécurité”

Les petites décharges électriques peuvent apparaître quand le corps est fatigué, stressé, surstimulé : manque de sommeil, caféine, tensions musculaires, surcharge émotionnelle…

Encore une fois : ce n’est pas un diagnostic.
C’est une invitation à écouter.

Le piège : le “je devrais”

Dans ces moments-là, beaucoup de gens tombent dans un piège très connu : le “je devrais”.

On prend des résolutions basées sur la personne qu’on pense qu’on devrait être :

  • on force des routines qui ne nous vont pas
  • on poursuit des objectifs qui “font bien”… mais qui sonnent creux

Et au fond, il y a souvent la même croyance :
“Moi, comme je suis, je ne suis pas assez.”

Alors on tient quelques jours.
On craque.
Et le cycle recommence : résolutions → contrôle → épuisement → culpabilité.

ci, on va faire autrement :
on va arrêter de se violenter… et revenir au corps.

Mini-protocole : écouter ton corps en 30 secondes

Si tu veux, fais-le maintenant.

  1. Où est-ce que je sens quelque chose ? (poitrine, gorge, ventre, nuque…)
  2. Quelle forme ça a ? (serrement, picotement, chaleur…)
  3. À quel moment ça arrive ? (quand je pense à quoi ? quand je fais quoi ?)
  4. Si ce signal avait un message… ce serait quoi ?

Tu vois : on ne part pas dans la tête.
On part dans le ressenti.

C’est la base pour sortir du mode “je me répare” et entrer dans :
“j’apprends à me soutenir.”

Le plan de survie douce (5 étapes)

Pas un challenge. Pas un programme.
Un plan simple pour remonter sans te brutaliser.

1) Lumière — 10 minutes

Dès que tu peux : passe 10 minutes dehors le matin, même s’il fait gris.
Ou à défaut : mets toi à ta fenêtre et marche un peu dans la pièce.
La lumière donne un signal à ton cerveau : “la journée commence”.

2) Mouvement — 8 minutes

8 minutes, c’est tout.
Étirements, marche, danse dans ton salon.
Pas pour performer. Juste pour relancer.

3) Décharge nerveuse — 30 à 60 secondes

Quand tu sens que ça serre ou que tu reçois un petit signal électrique désagréable dans ton corps :

  • expire plus longtemps que tu n’inspires
  • secoue mains/jambes 20 secondes
  • relâche la mâchoire

C’est tout bête, mais ça dit au corps : “tu peux redescendre.”

L’effet est immédiat – fais le maintenant et dis moi en commentaires comment tu te sens?

4) Lien social — 1 message

Entre en contact avec un proche: envoie un vocal à une amie, prends un café, écris un commentaire sous une vidéo qui t’a plu (sur la chaine par exemple !! ) .
Même petit.
Ton système nerveux est câblé pour le lien — pas pour tout traverser en vase clos.

5) Micro-action — 2 à 5 minutes (une seule)

Une micro-action par jour. Une.
Pas une liste, pas un programme. Un truc tellement petit que tu ne peux pas échouer.

L’idée, ce n’est pas d’être productive.
C’est de redonner à ton cerveau une preuve de contrôle quand tout paraît trop lourd.

Donc tu choisis une action mesurable, très simple, faisable en 2 à 5 minutes.
Et tu la fais, même si tu n’as aucune motivation.

Exemples :

  • ouvrir ton doc et écrire 3 lignes
  • répondre à un email
  • ranger une surface pendant 2 minutes
  • mettre tes chaussures et sortir 2 minutes
  • envoyer un vocal à une amie
  • écrire une phrase : “Aujourd’hui, je me sens…”

Et quand c’est fait, tu te dis :
“Je peux agir, même un tout petit peu.”
C’est ça qui casse le cycle : pression → épuisement → culpabilité.

Nouvelle année, même toi (le vrai shift)

Nouvelle année, même toi.
Sauf que cette fois, tu es réveillée.

Tu n’essaies plus de te réparer.
Tu apprends à te soutenir.

Une vie à soi, ce n’est pas une vie parfaite.
C’est une vie où tu arrêtes de t’abandonner dès que tu es fatiguée.

Et maintenant ?

Si tu veux un point d’appui pour t’accompagner :

Pas pour devenir quelqu’un d’autre.
Pour revenir à toi.

Question (j’aimerais vraiment te lire)

En ce moment, ton signal numéro 1 c’est quoi ?
Fatigue ? Serrement ? Décharges ? Irritabilité ? Vide ?
Réponds juste en un mot en commentaire.

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4 Commentaires

  • Melanie

    Je me relève d’une infection virale intense…et le moral en a pris un coup ! Je trouve qu’en hiver c’est plus lent à se remettre des défis, le rythme est plus lent. Mon signal no 1 c’est l’absence de joie. Si je me lève le matin et que je n’ai pas le goût de démarrer ma journée, c’est qu’il y a quelque chose à ajuster.

    • Karine Burns

      Karine Burns

      merci Mélanie pour ton partage. Et que fais tu dans ce genre de matin là pour t’aider à aller mieux?

  • Noirenvoyage

    J’ai été profondément touché·e par cette approche qui ne cherche pas à nous pousser vers “plus”, mais à nous ramener vers “mieux” — mieux sentir, mieux s’écouter, mieux ralentir.
    “Tu n’essaies plus de te réparer. Tu apprends à te soutenir.” Cette phrase pourrait résumer toute une philosophie de vie.
    Sur Noirenvoyage, je partage cette idée que le chemin ne consiste pas à devenir quelqu’un d’autre, mais à habiter enfin celle/celui que l’on est, avec douceur et honnêteté. Merci pour ce texte qui offre du réel, pas du rêve.

    • Karine Burns

      Karine Burns

      merci à toi aussi pour ton partage.